jeudi 20 novembre 2008

Evidemment, c'était absurde... et j'ai fini par comprendre la subtilité : le porte-clés un peu moche que Lily m'a donné hier est un pass magnétique, grand sésame de tout cet immeuble et objet qui manquait clairement à ma culture. Descendue au sous-sol, j'ai suivi les flèches vers le SkyTrain – même pas besoin de mettre le nez dehors, la station est juste en-dessous. Mini-train à deux wagons qui file sur des rails en hauteur ; il me faut une demi-heure pour arriver au centre-ville, juste le temps de regarder le paysage sous la pluie et les bourrasques. A chaque arrêt retentit un carillon qui ne me fera pas regretter l'affreux buzzer du métro parisien. Dans les escalators, tout le monde grimpe les marches au pas de course, et je me fonds dans le mouvement. Puis, une fois dehors, je deviens une machine à réfléchir à 45 degrés, droite gauche, droite gauche. Chacun a la capuche rabattue sur les yeux pour écarter le crachin insidieux qui fait la spécialité locale. Les nuages ont fini par se lever, au moment où la nuit est arrivée. J'ai repris le train en me trompant de ligne. Il y en a deux.
J'ai partagé l'ascenseur avec un monsieur en peignoir et maillot de bain tout dégoulinant qui diffusait une bonne odeur de chlore. La piscine, ça sera pour demain.

1 commentaire:

Fabrice a dit…

Attention à force de réfléchir comme cela à ne pas prendre un poteau... Surtout avec ta capuche devant les yeux !

Bref en tous cas je suis content que tu sois bien arrivé et que tu commence à prendre tes repères !