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mercredi 18 novembre 2009

Faites votre choix - ah non, pas besoin

Ce qui est bien à Vancouver, c'est qu'on peut manger de tout, partout. Vraiment.

mercredi 30 septembre 2009

Le dilemme du poulet KFC

Situons un peu la chose : j'ai passé le week-end dernier à rédiger toute seule une étude de cas supposée être élaborée en groupe. Passons sur le côté pénible des incessants messages: "Euh, y-a-t-il quelqu'un pour répondre ? vous avez des idées ? un mot ? une lettre ?" L'étude de cas en question portait sur la présence des acides gras trans dans l'industrie alimentaire, et les fast foods en particulier. Les trans fats sont ces choses délicieuse qui bouchent insidieusement les artères des fans de McDo, ou tout simplement de ceux qui ne lisent pas ce qu'il y a écrit en bas de l'étiquette, tout petit petit. Vous et moi en somme. J'ai donc passé des heures délicieuses sur les sites de McDo, KFC, Kraft, etc. Du gras, du gras, du gras. Moi qui n'aime que les bonnes choses, toutes naturelles et fraîches !
Mais voilà que depuis dimanche soir, ma propriétaire, une Japonaise adorable qui loge au rez-de-chaussée, m'apporte rituellement ceci :


Oui, une assiette de poulet KFC. Ce soir, je suis rentrée de cours à 22h30 passées... A peine cinq minutes après, j'entends un toquement délicat à ma porte. J'ouvre et me trouve nez-à-nez avec le poulet odorant. "Oh my god, you're so nice! But it's too much, I can't eat all that! you're so sweet!" Quoi dire, quoi faire ? Comme je n'aime pas trop gâcher les aliments, les soirs précédents j'avais entrepris d'éplucher le poulet de toute sa friture et de planquer celle-ci bien au fond de la poubelle. Cela dit, on se rend compte comme ça que le poulet KFC sans le graillou tout autour, en gros, c'est du carton. Mais franchement, revenu à la poele avec des oignons, des courgettes et des mini aubergines locales, ça passe...

samedi 7 mars 2009

Arrivee sous les pluies diluviennes, douche tropicale pour mon sac, mes chaussures et moi. Les chaussures n'ont pas survecu. J'ai du acheter une paire de tongs en catastrophe. Premiere soiree, degustation de parilla avec Juliette, Benoit et Anna. Cliche : la meilleure viande que j'aie mange depuis bien longtemps. Autre cliche : Buenos Aires, royaume inconteste des librairies. Je fais des listes de livres a lire. Hier soir, milonga a la Catedral, concert de tango, danseurs amateurs, certains maladroits, d'autres envoutants. Spectacle tamise. Couchee tres tard - mais qu'est-ce que "tard" ici ? A trois heures du matin, les rues grouillent encore de monde. Ce matin, petit-dejeuner de pomme et medialuna au jardin botanique, lecture sur un banc a l'ombre, au milieu des chats. Atmosphere dense, vegetation lourde et odorante. Mon espagnol revient a grands pas, malgre la surprise de l'accent d'ici. J'ai deja appris a dire "pansements". Peu a peu, je parviens a mieux m'exprimer - et mieux deviner ce que l'on me dit.

samedi 10 janvier 2009

Je viens de découvrir le sushi à masticage optionnel, qui fond dans la bouche sans qu'on ait besoin de l'aider. De quoi réconcilier n'importe qui avec le Japon. Prédation très cathartique également, je l'avoue.
Un endroit insoupçonné, et indécelable pour les non-connaisseurs... Il faut aller jusqu'à Burnaby, se garer devant l'un de ces innombrables petits centres commerciaux qui bordent toutes les routes ici, aussi anonymes et miteux les uns que les autres. Des boutiques en cube s'y alignent indistinctement, mêlant restos obscurs, boutiques d'électronique ou de vêtements. Fuji Sushi. Aucun marketing là derrière, c'est certain. Mais quand on pousse la porte, on se retrouve à côté d'une cuisine ouverte, où officient deux cuisiniers en chemise à motifs traditionnels, un bandeau de tissu enroulé leur entourant le front, attaché à l'arrière du crâne en un nœud savant. Devant eux sont alignés tous les filets de poisson, découpés au fur et à mesure sous l'œil attentif des habitués attablés au bar. En entrée, j'ai bu un bouillon aux algues et à la pieuvre (crue). Puis sont arrivés les sushis les plus exceptionnels que j'ai eu l'occasion de manger, tous lieux confondus. A croire que le poisson avait été pêché une heure avant. Yuko exultait. Moi aussi.